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Témoignages

Galia, à Li Po Chun (Hong Kong) en 2016-2018

"A UWC, poser la question "d'où viens tu?" se révèle complètement obsolète."

On se rend compte que répondre "je suis Française" c'est dire "je viens de la cinquième puissance du monde, ancien empire colonial, toujours influent dans le monde aujourd'hui", et "je suis malgache" c'est faire entendre "je viens d'un des pays les plus pauvres du monde, où la corruption est la règle, et l'exploitation des ressources par les grandes multinationales est ce qui tient le pays la tête hors de l'eau". Cet échange finalement n'est qu'un jeu de domination. A UWC, on apprend à découvrir l'humain derrière la nationalité, à voir au delà des relations de pouvoir entre pays qui règlent inconsciemment nos pensées. Vivre à UWC, c'est retrouver une humanité commune dans la célébration des différences autour de danses, de repas, de sentiments. Enfin, c'est comprendre que les émotions se fichent des des murs dressés sur les cartes, des frontières culturelles et des barrières langagières, que rire et chanter est universel."

 

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le "Peace One Day" à UWC Costa Rica, par Alix

C’était le 21 septembre, "Peace One Day". lls se sont assis par terre, dos à dos, pour décrire leur rencontre. Noam, d’Israël, et Khaled, réfugié Syrien en Palestine, nous ont expliqué la longue discussion qu’ils ont eue pendant leur toute première semaine à UWC.

Après avoir parlé pendant six heures, ils se sont rendus à une conclusion commune. Le conflit israëlo-palestinien avait pour racine un unique problème majeur : l’éducation. Cela nous a d’abord paru simpliste de résumer des décennies de tensions et de guerres en un mot. Mais peu à peu, leurs explications nous ont amenés à l’évidence. C’était bien un problème de coexistence et de tolérance qui, sans une éducation en accord avec ces valeurs, rendait irrésoluble ce qui est souvent considéré comme le conflit ethnique le plus complexe de la planète.

Aujourd’hui, Noam est reparti en Israël faire son service militaire obligatoire de trois ans. Khaled, quant à lui, n’est jamais rentré en Palestine ni en Syrie car il a reçu une bourse pour étudier aux Etats-Unis.  Il est cependant condamné à ne plus ressortir du pays sous peine de ne plus jamais pouvoir revenir à cause du décret migratoire de Trump. Sa famille a été déplacée une nouvelle fois et vit maintenant dans un camp de réfugié aux Pays-Bas.

Pendant ce temps, je suis toujours dans la bulle d’idéalisme de UWC. Comme Noam avant moi, j’ai organisé la célébration du "Peace One Day" cette année. En skypant avec lui pour avoir des conseils techniques, je l’ai vu bouleversé. Il m’a dit qu’il devait dormir avec une arme la nuit. Le jour, il n’a pas précisé ce qu’il en faisait, et je n’ai pas osé lui demander.

Témoignage de Pierre, 16 ans, en première année à UWC Adriatic

Cher comité,

Je vous remercie pour cette merveilleuse opportunité que vous m’avez accordée.

En juillet lors du week-end d’intégration, Jérémie, Rémi, Jürgen, Anne, etc. nous avaient prévenus que le plus difficile serait de réussir à s’organiser et de se fixer des priorités. Sur le moment j’ai eu du mal à le croire, mais maintenant, après trois mois dans le collège, je me rends compte qu’ils avaient tout à fait raison.

Mais ceci est un réel challenge qui, à mon avis, fait partie de l’expérience du collège, tout comme les formidables discussions engagées que l’on a quotidiennement, un soir avec un noir américain, le lendemain avec un chinois de Hong Kong ou avec un libanais de confession chrétienne, etc. Les quantités d’activités possibles et imaginables, les initiatives que l’on peut prendre, la qualité de l’enseignement…

Merci encore pour cette opportunité, jamais je ne me suis senti aussi bien et aussi heureux que dans ce collège.
Merci.

 

Emi Lee, malaysienne, promotion Maastricht 2017, témoigne de sa vie à UWC 

http://www.weattenby.com/single-post/2017/06/05/MY-LIFE-CHANGING-EXPERIENCE-AT-UWC