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Témoignages d'alumni et de jeunes en cours de scolarité

Galia, alumni de Li Po Chun (Hong Kong) 

nous a écrit un poème, en réaction à l'actualité de la fin 2020.

"Amis, amies, mettons-nous autour de la table

Retrouvons nos sourires affables

Partageons ce pain qui nous unit et dans cette assemblée

Proclamons à nouveau notre volonté de faire société

Compagnons de vie, des êtres peu aimables crient vengeance 

Désespérés ils se sont engagés dans une bien triste engeance

Ils crient haro, de leur rejet tirent leur violence, et veulent nous diviser

Dressons contre eux notre compassion, notre soutien et notre unité.

 

"Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts plutôt que leurs passions 

N'ont rien compris au 20e siècle" disait Raymond Aron

Les extrémistes capitalisent sur l’exclusion, le désespoir, l'humiliation

Combattons l'injustice, enlevons-leur ainsi toute justification

Des kamikazes, âmes perdues, nourries de solitude et d'abandon

Sont recrutés parmi nous par des esprits bien sombres, perspicaces et démons. 

Alors, à tous ceux qui marchent sur un fil précaire et pourraient basculer

Redonnons espoir et chaleur, et apportons notre adelphité. 

Ne pas répondre à la violence par la violence: c'est cela être courageux

C'est dire non à la haine, regarder avec empathie nos amis blessés dans les yeux

C'est abandonner un instant notre joyeuse et chérie impertinence pour panser les plaies 

De nos concitoyens et compagnons de route affaiblis et humiliés 

Célébrons les religions de notre République, discutons paisiblement avec nos croyants

Notre rempart contre les mécréants de l'humanisme est de leur retirer l'argument

Qui leur fait dire que la France ne peut être terre d'Islam. Si fait, nous sommes diversité. 

Notre nation est un terreau fertile de païens, de sorciers, de croyants et d'athées. 

Nous nous sommes mis autour de la table. Une croyante nous a dit: 

"Un concitoyen et ami vient d'être lâchement assassiné par des impies" 

Un religieux ajouta: "Cet acte est une insulte à Dieu qui me laisse sans mots...

Quelle arrogance de croire qu'Ils ont besoin qu'on les défende, là-haut."

Devant ces errements, que dire à notre future génération, à nos jeunes ébranlés? 

Il ne faut pas qu'ils croient que l’obscurantisme remplacera les dialogues éclairés

Nous devons leur dire que l’altruisme, bien plus que l'égoïsme, est universel

Que si la haine est parfois tenace, les amitiés sincères et fidèles sont immortelles. 

Socrate a dit: Qui ne commence pas par l'amour ne saura jamais ce qu'est la philosophie.

Il dit aussi que c'est en l'amour que nous trouverons la vérité de la vie

Et que notre identité se cache dans le miroir que nous renvoie autrui.

Ainsi, en célébrant la différence, nous pourrons être des citoyens-philosophes accomplis."

Nina, 1° année à UWC Red Cross Nordic (Norvège) nous parle de ses premières semaines sur le campus

"Je me souviens de la première fois où j’ai posé le pied sur le rocher près du fjord, c’est à ce moment là que j’ai réalisé que l’aventure UWCRCN commençait vraiment ! J’étais à la fois excitée et terrifiée car c’était un tout nouvel environnement, de plus mon anglais n’était pas top et j’avais peur de cette barrière. Ainsi, j’aurais aimé savoir que même si beaucoup de personnes parlent couramment anglais, il y en a encore plus qui l’apprennent comme toi. Tout les jeunes sont très compréhensifs et bienveillants car ils t’aident à trouver tes mots et t’encouragent :)!

Avant de partir, j’étais un peu perdue quant au choix de mes matières car je n’avais jamais étudié la plupart d’entre elles. Cependant, ce qui est génial à RCN c’est que pendant le premier mois de cours, on peut essayer toutes les matières avant de vraiment se décider ! Ainsi, ce n’est vraiment pas grave si tu ne sais pas quoi choisir car tu auras toujours l’opportunité de tester.

Un dernière chose qu’il faut que tu saches et que tu n’es pas seul, même si les premières semaines te paraissent difficiles car c’est tout nouveau, la plupart des jeunes autour de toi ressentent la même chose. Donc ne t’inquiète pas, lève la tête et aie confiance en toi car la suite de l’aventure UWC va être magique !"

Témoignage de Lara, alumni de MUWCI (Inde)

A l’âge de 16 ans, j’ai choisi de braver les incertitudes et l’inconnu pour m’ouvrir au monde avec l’aide de United World Colleges (UWC). Je voulais grandir de cette expérience et me délester des stéréotypes qui m’empêchaient de comprendre la vision d’une culture autre que la mienne. Quoi de mieux que l’Inde pour se lancer dans une telle aventure ?

Ce n’est pas seulement mon ouverture aux autres qui a changé mais aussi ma compréhension de mon propre pays. J’ai vu, vécu et représenté la France à travers des questions que l’on ne m’avait jamais posées avant, pourtant si cruciales.  J’ai appris à être fière de mon pays en le quittant.

Les études pour le Bac International ne furent pas mon seul moyen d’apprentissage, bien qu’elles m’ouvrirent des portes pour poursuivre une carrière qui me passionne, en France comme ailleurs. Nous, venus du monde entier, n’étions pas seulement de passage à travers cette contrée Mulshi dans le Maharashtra. Pendant nos deux années à UWC, chaque élève apporta de lui-même et de son pays à la communauté locale. Nageuse aguerrie, j’ai eu l’opportunité de travailler avec les femmes des villages environnants pour leur montrer les bienfaits physiques et mentaux de l’eau, concepts qui leur furent jusque-là interdits en raison de leur genre. Cette initiative que nous avons appelé Kriya: Empowerment Through Action continue à ce jour grâce aux efforts de chaque nouvelle génération d’élèves et se concentre autour de la natation mais aussi le cyclisme et l’ultimate frisbee, pour permettre à ces femmes et filles à être sur le même pied que les hommes et garçons de la communauté. J’ai tout autant appris de leur courage et leur détermination à braver des peurs ancestrales qu’elles purent apprendre de ma pédagogie et ouverture d‘esprit.

UWC m’a appris qu’il n’y avait pas d’âge pour avoir le courage de se remettre en question. L’Inde m’a appris que la richesse est dans le cœur des peuples et tout est à apprendre d’une culture différente de la sienne.

Merci MUWCI !

Quelle différence entre l'IB et le bac français?  Qu'est-ce qu'être francais?  

Nicolas, 2° année à UWC Maastricht nous répond.

 

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Témoignage de Galia, alumni de Li Po Chun (Hong Kong)

 

 

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Olivier, alumnus de UWC Atlantic College (Royaume-Uni), 1980-1982

"Je suis très content de voir que UWC France permet de donner une chance à des jeunes de profiter de cette exceptionnelle expérience.

J'ai gradué en 1982 et les liens qui m'unissent avec les anciens sont plus forts que jamais, j'ai eu l'occasion cet été de recevoir un de mes anciens première année au Caire avec sa famille et en septembre j'ai rencontré une camarade de promotion finlandaise qui est maintenant installée a New-York."

Quentin, 19 ans, 1ère année Bachelor, Princeton University, alumnus de Li Po Chun (Hong Kong)

"Assis devant ma fenêtre, contemplant le printemps revenant dans le New Jersey, mon esprit s’égare et je prends ma plume pour traduire mes pensées.

Cela fait maintenant près d’un an que j’ai passé les grilles du Li Po Chun United World College de Hong Kong avec mon diplôme et ma valise, m’en retournant vers la France que j’avais quittée deux ans plus tôt.

Aujourd’hui, je suis de nouveau bien loin de chez moi, étudiant aux Etats-Unis, mais je ne me sens pas si loin finalement, comme si le monde avait rétréci au cours de mes deux années à UWC.

Bien sûr, l’université prend la majorité de mon temps, me forçant à rester chaque jour de très longues heures devant mes livres, mais quand la charge de travail pourrait paraître insurmontable pour certains, elle ne m’écrase pas car je sais pourquoi elle est là. Je sais pourquoi je suis à l’université, ce que je veux faire de mon éducation, de mes compétences, de ma vie. Je le sais parce-que j’ai développé une ambition formidable et un grand sens d’idéalisme durant mes deux années passées à Hong Kong. Si mon ami Raya de Bagdad a pu aller à l’école malgré la peur, malgré les bombes, et passer son entretien pour se retrouver à Hong Kong avec moi, je peux bien rester debout jusqu’à 3 heures du matin pour rédiger un devoir. Si mon ancien colocataire Thabo du Lesotho a pu à la sueur de son front devenir le meilleur élève de son pays et venir étudier en bourse complète à UWC avec moi, il n’y a pas de raisons que je baisse les bras quand la réalité semble me rattraper.

Un an plus tard, je n’ai pas encore la certitude absolue de ce que je veux faire, mais j’ai bien plus; je sais qui je suis, quelles sont mes valeurs, et j’ai un sentiment d’être sur la bonne voie. Je rêve toujours de parcourir le monde, et j’aspire à revoir mes amis disséminés en ses quatre coins. Je suis loin de chez moi, mais j’ai la sensation que le monde m’est ouvert et que chaque personne ayant été dans un UWC fait partie de ma famille sans frontières.

Un an plus tard, UWC fait toujours partie de ma vie"